Ecoles françaises à Pattaya
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La rentrée s’annonce houleuse dans la station balnéaire de Pattaya. Des membres du conseil d’administration de la nouvelle Ecole francophone de Pattaya ont déposé une plainte contre le coordinateur de la plus ancienne, l’Ecole française de Chonburi-Rayong (EFCR). Celui-ci doit être entendu ce matin (le 27/08) par la police et se dit victime d’un "lynchage"
En septembre 2008, l'Ambassadeur Laurent Bili avait visité l’EFCR, hébergée par l’école de Satit Udomseuksa, à l'occasion de l'inauguration de la section maternelle. Il était notamment accompagné de la Consul Sophie Renaud, du Conseiller de coopération et d’action culturelle, Philippe Liège, de la Conseillère pédagogique langues du LFIB, Patricia Forrat, et du Directeur des classes primaires du LFIB, Pascal Maffioletti (Photo Pierre QUEFFELEC)
Il y aura deux écoles françaises à Pattaya à la rentrée de septembre. Deux groupes de parents d’élèves s’opposent : l’un vient de créer une école et attaque en justice le responsable de l’autre établissement, créé il y a deux ans avec le soutien de l’ambassade.
Sept élèves rejoindront donc bientôt la nouvelle Ecole francophone de Pattaya, qui ouvrira ses portes dans le Soï Chayaphruek le 7 septembre. Les locaux de cet établissement, qui suit les cours du Centre National d’Enseignement à Distance (CNED), sont ceux d’une école thaïlandaise dont l’association de parents d’élèves loue les murs mais aussi la "licence", affirme cette dernière. Cela lui assurerait la reconnaissance officielle du ministère thaïlandais de l’Education nationale. Pour l’instant, seules deux classes, une de maternelle et une de primaire, seront assurées par deux enseignantes – l’une est toujours en cours de recrutement - et une assistante maternelle. "L’objectif est d’en faire à court terme une Mission laïque française (MLF), explique le chargé des relations publiques, Florent Pellegrin. Nous nous attendons à accueillir une soixantaine d’élèves d’ici un an et demi".
Une plainte déposée contre l’EFCR
Le nouvel établissement semble donc s’attendre à la disparition de l’autre école de Pattaya, l’Ecole française de Chonburi-Rayong (EFCR). Installée depuis octobre 2007 dans l'enceinte de l’Ecole Satit Udomseuksa, cette dernière n’y est plus la bienvenue et a dû trouver pendant les vacances de nouveaux locaux (lire plus bas). Il y a quelques jours, quatre mères de familles thaïlandaises, qui avaient placé leurs enfants à l’EFCR avant son déménagement, ont déposé une plainte contre son coordinateur. "Nous demandons le remboursement des frais d’inscription, s’élevant à 20.000 bahts par enfant", déclare au Petitjournal.com l’une d’entre elles, Kanyarat Pellegrin. Il est pourtant spécifié, se défend l’EFCR, que ces frais sont non-remboursables. "De toute façon, poursuit la parente d’élèves, cette école n’était pas légale : l’association de parents d’élèves n’avait pas de statut juridique, les comptes n’étaient pas transparents. Il n’y avait pas non plus de contrat écrit entre l’Ecole Satit et l’EFCR". Comme les autres plaignantes, Kanyarat Pellegrin est membre du conseil d’administration de la nouvelle école et veut "prendre soin, cette fois, de tout faire légalement".
"On veut nous voler notre école"
Convoqué ce matin (le 27/08) par la police, Arnaud Nazare-Aga, coordinateur de l’EFCR depuis trois ans, se dit victime d’un "lynchage". Il soutient que son école, inaugurée par l’ancien ambassadeur Laurent Bili, ne nécessite pas d’autorisation particulière, ce que confirme aujourd'hui l'ambassade de France (lire plus bas). "On veut juste nous voler notre école, affirme-t-il. J’avais déjà reçu des menaces. Les familles des plaignantes ont depuis plusieurs mois l’intention de créer leur propre établissement et essayent de détruire l’EFCR pour récupérer des élèves". Kanyarat Pellegrin, de l’Ecole francophone de Pattaya, dit pour sa part "ne pas chercher la compétition" et regrette que des parents d’élèves souhaitent "continuer dans l’illégalité avec l’EFCR" : "Je n’accepte pas que des personnes fassent des choses illégales dans mon pays. Il y a des lois en Thaïlande. C’est pourquoi nous sommes allées voir la police".
L’EFCR a maintenant déménagé dans une nouvelle maison sur l’avenue Siam Country Club, et les quatre classes et leurs quatre tuteurs retraités de l’Education nationale sont prêts à accueillir une vingtaine d'élèves à la rentrée. Arnaud Nazare-Aga, qui dit être toujours soutenu par les parents d’élèves, espère une issue rapide à cette guerre des écoles pour le bien des enfants.
Marie NORMAND (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 27 août 2009
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